jeudi, septembre 15, 2011

Et pourtant tout était prêt...

Enfin. Après plusieurs mois d’attente fébrile, la compétition des compétitions des clubs européens. Ce mercredi, c’est Lille-Moscou et Ajax-Lyon, affiches intéressantes de début de saison. Tout est prêt. Mais mon attention est distraite par le programme d’une autre chaîne.


Israël-France féminine. Ah. Bon. Ce sont les qualifications pour l’Euro. C’est vrai que cet été, la coupe du monde, c’était sympa. C’est là que le programme immuable du mercredi soir depuis 20 ans bascule irrémédiablement. Je zappe pour les féminines.


Il ne s’agit pas non plus de tomber dans une béatitude naïve en disant que c’est tout-nouveau-tout-beau, que c’est une tornade de fraîcheur sur cet univers factice de gros sous, où le mauvais goût, la vénalité se disputent à une aseptisation d’un sport pratiqué par des machines de guerre entraînées depuis leurs premières couches. Non. Il ne s’agit pas de cela. Il y a des vraies raisons de s’enorgueillir de la diffusion en direct des matches des féminines (il faudra d’ailleurs revenir sur l’omerta hanballistique très prochainement).


L’exercice est compliqué sans tomber dans un comparatif sexiste, pourtant le seul moyen d’éviter la construction de tabou entre les deux sexes, c’est encore d’en parler au début de l’histoire. Par exemple, il faut reconnaître que le jeu proposé est moins physique et plus lent. Ce qui pourrait être une vive critique, le passionné que je suis se réjouit pour deux raisons de ces constats. La différence d’impact dans les contacts est visible à l’écran, mais il est extrêmement rassurant d’être spectateur d’un match de football sans avoir peur de la boucherie sur des tacles glissés pour un gars de 90kg lancés les deux crampons au niveau des genoux pour découper son adversaire. Il y a des contacts évidemment mais moins de Golgoths, et je trouve cela mieux. Deuxième constat le jeu est plus lent. Conséquence peut-être du premier, mais qui a son intérêt également, le jeu au sol. De nombreuses actions sont menées avec une balle qui ne fait que rouler sur la pelouse. Parfois dans des petits espaces, parfois en profondeur, parfois directement en touche, mais elles tentent de construire dans un jeu souvent porté vers l’avant. Et comme le disait très bien le slogan de la coupe du monde 1998, « C’est beau un monde qui joue ».


Et c’est encore plus beau quand les protagonistes sont belles. Je pensais pourtant être au-dessus que ces vulgaires considérations sexistes mais force est de reconnaître que j’ai du mal à trouver beau un Tryphon Ivanov qui apparaît à l’écran, un Tofting qui mange un adversaire, un Vinnie Jones qui en digère un autre ou qu’un Ribé rit. Je préfère les Sonia Bompastor, les Corinne Franco, Laure Boulleau, Louisa Nécib ou Gaëtanne Thiney et toutes les autres qui ont accompagné ma soirée Ligue des champions d’hier et quelques autres sans doute au cours de la saison qui vient. Mais pas trop je devrai leur être infidèle pour retrouver la manita catalane et tant d’autres maîtresses historiques.


Certes le niveau est encore très hétérogène, pour l’anecdote, la France a gagné 5-0 en Israël sur un terrain entouré d’une seule tribune, d’une route et d’un parking, avec de la musique pour accompagner les joueuses et des spectateurs qui devaient avoir une permission exceptionnelle de leurs parents pour rester dehors après 22H. Il y a eu beaucoup de déchets techniques, il y a beaucoup d’espaces entre les lignes et donc peu de blocs qui coulissent, des dribbles qui passent facilement selon l’adversaire. Car oui ce n’est plus la coupe du monde, nous sommes revenus dans des petits stades pour des matches importants, des matches pièges, des matches moins intéressants, qu’il faut néanmoins gagner pour se qualifier dans les grandes compétitions internationales. C’est la condition nécessaire pour la pérennisation médiatique de ce sport en France au moins au niveau de l’équipe de France. Et non seulement c’est bien mais on en veut plus.

lundi, mai 23, 2011

Stade de Reims - René Coty, histoires parallèles

Il fut un temps de la discrétion, où le troussage de domestique se faisait chez soi en toute confiance, sans avoir à aller se cacher dans un sombre hôtel. L'époque actuelle est terrible et en ces temps instables, il vaut peut-être mieux se remémorer l'enfance de nos aïeux, quand nos héros en noir et blanc, sans problème de quotas, se déplaçaient sur des images pour toujours défraichies et à jamais trop rapides.


La IVè République... Qui pourrait parler de ces hommes qui ont gouverné entre un régime militaire aux amitiés douteuses et un autre régime militaire, lui-même doutant de ses amitiés ? Qui pourrait révéler M. Coty au rang d'une icône populaire si ce n'est le club le plus glorieux de son époque, le Stade de Reims ?


Et tout commence très vite après 1945 quand tout le monde se réconcilie et qu'il n'y a ni raciste, ni antisémite, c'est du passé tout ça. Lors des années 1946, 1947 et 1948, M. Coty est député, ce qui, dans une IVè République naissante, ne veut pas dire grand chose tant les gouvernements sautent plus vite que Dalmat change de club. Reims se contente des places d'honneur quand les champions se nomment déjà Lille, Marseille ou... Roubaix. 1949 est le premier déclic d'un grand bouleversement futur : Reims est champion pour la première fois, Coty devient Président de l'Union parlementaire européenne, et ce, quelques années avant le traité de Rome et la première Coupe d'Europe des clubs champions, la vraie. Du coup, rien ne se passe de notable pour les deux avant 1953.


Reims qui avait laissé Bordeaux et Nice se partager les titres entre 1949 et 1952 gagne le titre de champion et la coupe latine au printemps 1953. M. Coty ne le savait pas encore mais cela lui annonçait une victoire proche. Le suffrage universel n'existant pas, nos grands électeurs se chargent en cette fin d'année 1953 d'élire au bout de 13 tours le Président : René Coty. C'est le début des deux grandes histoires d'amour du peuple français de la seconde moitié des années 50, pour son Président, pour son club de foot. On trouvera toujours à dire que de nombreuses choses, et surtout pas les plus glorieuses, sont arrivées pendant ces années-là, mais on n'est pas là pour faire de la politique, et encore moins pour dénoncer les horreurs, connues et commises de tous les côtés par de sombres défenseurs d'un ordre qu'ils ne savaient pas révolu. Coty reste un Président simple et digne qui a su rendre le pouvoir lorsqu'il ne le maîtrisait plus tellement. Heureusement le foot offre des bulles d'oxygène salvatrices et il ne saurait en être autrement lorsqu'il s'agit du Stade de Reims, le pays du champagne, comme son football.


De nouveau champion en 1955, avec un bon vieux dispositif WM en 3-2-2-5, Reims fait de la première coupe d'Europe des clubs champions son principal objectif. Il le paiera cher sur le scène nationale (de quoi s'étonne-t-on encore aujourd'hui ?!), puisque sa finale contre le grand Real les amènera à une petite 10è place au championnat de France. Oui, mais une finale tout de même, la première de l'histoire, et contre les plus célèbres bi-nationaux de l'époque, Di Stefano et Puskas. Perdue 4-3 après avoir mené trois fois au score. L'exploit était proche, Reims perd la coupe et Kopa, qui file vers la Maison blanche. Une année de la même couleur suivra.


En 1958, le Stade de Reims est mené par Just Fontaine qui amène de nouveau l'équipe au titre. Au même moment, René Coty rappelle le Général de Gaulle comme Président du Conseil pour gérer la crise d'Alger. Nos deux héros mènent leurs derniers grands combats. Reims veut mener à bien sa campagne européenne, Coty veut progressivement laisser le pouvoir à celui qu'il nomme lui-même « le plus illustre des Français ». Les deux feront de leur mieux. Reims après un parcours parfait tombe une fois de plus sur le Très grand Real, déjà triple vainqueur de la coupe européenne en autant d'éditions. Défait 2-0, le Stade de Reims récupère Kopa la saison suivante, la boucle est bouclée. Coty a déjà laissé le pouvoir au mois de janvier au Général de Gaulle, c'est la IVè République qui expire.


L'élection de Coty à l'Académie des sciences morales et politique accompagne timidement la saison du Stade du Reims 59-60 et son avant-dernier titre de champion de France. Le champagne est éventé, même l'Europe se refuse à eux, le maillot rouge à manche blanche n'effraie plus. Pourtant c'est dans un dernier souffle commun que se terminent les années 50... en 1962. Reims fête son dernier titre de champion de son histoire en juin, Coty le fêtera jusqu'au 22 novembre date de son décès. Un an jour pour jour avant celui de Kennedy. Et dire qu'ils étaient de la même époque.


La Vè République naît, c'est tout un passé qui s'efface devant cette modernité yéyé. Fontaine prend sa retraite, Albert Batteux, le mythique entraîneur est limogé. Ces hommes s'appelaient Kopa, Fontaine, Jonquet, Hidalgo, Piantoni... A nos Héros, la Patrie... Ainsi 50 ans plus tard, il est remarquable de constater qu'il y a davantage de traces dans les livres d'histoire du Stade de Reims que de René Coty, où quand le sport de rue rentre dans l'histoire et que les personnages historiques se retrouvent dans la rue pendus à chaque coin. Y'a pas de justice.


vendredi, janvier 21, 2011

Danic 2.0

Suite à l'entretien de Danic publié sur sofoot.com,
voici la version librement commentée




"- Ton top 3 des sites que tu visites ?
- Ma banque (Rires). Foot 3-6-5. Et ma messagerie Internet."
Et là le journaliste de sofoot.com s'est effondré.

"- Le message de fan le plus chelou que tu aies reçu ?
- C’est une lettre que j’avais reçu au vestiaire. C’est quelqu’un qui me parlait de sa situation difficile au niveau financier et qui me demandait de faire un geste. Ça m’avait touché mais si je commence à rentrer dans ce cercle là, c’est la porte ouverte à tout. Donc ça n’avait pas marché non."
Pomme+C / Pomme+V de l'itw Monnet-Paquet, étonnant, non?

"- T’as déjà dragué sur internet (sur un tchat ou sur chatroulette par exemple) ?
- Jamais car j’ai été très tôt avec quelqu’un."
Et alors ?

"- Ton mot de passe, c’est un truc simple - nana, nom de famille ou club - ou une combinaison indéchiffrable ?
- J’ai une combinaison de chiffres et de lettres. Et j’en ai plusieurs."
Tu connais plusieurs chiffres et plusieurs lettres, tu es presque à droite selon Dhorasoo.

"- Téléchargement légal ou illégal ?
- (...) Pour les films, ça dépend. Si je ne les trouve pas, je les télécharge. Mais sinon j’achète. Je vais sur uTorrent ou eMule."
Ah oui, ce genre d'achat...

"- T’as déjà eu envie de te plaindre de ton temps de jeu sur Twitter ?
- Jamais, d’autant plus que j’en ai pas. Ça ne m’intéresse pas du tout. Je porte aucun jugement sur ceux qui en ont, mais ce n’est pas parce qu’il y en a qui le font que je le fais."
Le premier joueur qui s'en fout de ne pas jouer, qui le dit, le revendique. Karim, écoute et prends des notes.

"- Est-ce que t’as vu les photos de Laure Manaudou à poil ?
- Je les ai vues sur des mails de divers potes, ouais..."
Oui, oui et tu avais donc tes filles en fond d'écran. Crade. (cf première question de l'itw)

jeudi, janvier 20, 2011

Vikash, ce blaireau...

Voilà plusieurs mois qu'un ancien faussement footballeur, faussement retraité, faussement intellectuel bénéficie d'une tribune sponsorisée pas Le Monde. Libre à moi de ne pas la lire, libre à eux de ne pas publier des rédactions de vacances d'un mauvais élève de CE1. Mais ce matin, on a touché le fond, non, on l'a transpercé, explosé, on est plus bas, on continue toujours de creuser, sans cesse et je ne rêve finalement que d'une chose, que leur trou se referme définitivement sur eux-même.

Voici quelques extraits aigrement commentés il est vrai,
mais bon il le cherche un peu.


A propos du livre de Stéphane Hessel:
"personne ne nous l’a offert à Noël et donc je ne le lirai pas"
Heureusement pareil pour moi pour The substitute (le film réalisé depuis le banc des remplaçants par Dhorasso en 2006).

"je pense être souvent d’accord avec lui - en fait j’aimerais bien être son copain"
Tu ne lui as pas proposé d'être son friend sur FB ? (Hessel, 90 ans et des poussières)

"je n’ai pas eu besoin de lire ces trente pages pour m’indigner depuis la prise de pouvoir de Nicolas Sarkozy (et même avant), élu avec 53% des voix."
Mais sors la tête de ton cul putain!! il n'y a pas qu'en France où on doit s'indigner, con de toi!!!!

"J’adore ceux qui s’indignent pour quelques fautes d’orthographe - l’orthographe est de droite"
Ah oui? Pourquoi? Ceux de gauche n'ont pas le bac ? ou jouent au foot ?

"ou ceux qui me demandent d’arrêter d’écrire alors qu’ils pourraient juste arrêter de me lire"
Non là vraiment j'ai plutôt envie de t'écarter le petit au fer à souder.

"Mon blog parle plutôt de foot et le foot est une bonne source d’indignation."
J'ai beau relire... je ne vois pas où pour le moment.

"Il y aurait facilement de quoi écrire un autre petit livre de 30 pages sur le sujet."
Je te vois venir, mais non, pas la peine.

"Nous ne serons peut-être pas d’accord sur tout et vous aurez certainement quelques autres suggestions d’indignations à me soumettre."
Le fait que tu aies une tribune sur Le Monde ?

"En vrac… Sessegnon refuse de s’entraîner. Réaction de Ceara : il espère que ça ne va pas perturber le groupe. Pauvre Sessegnon ! La solidarité chez les footballeurs n’existe toujours pas."
Mais pourquoi tu t'obstines ? C'est quoi le rapport ??

"Peut-être que comme moi vous n’achetez plus L’Equipe depuis cette Une scandaleuse “Va te faire enculer sale fils de pute”."
Tu me donnerais presque envie de m'abonner.

"Ils la connaissent la vie des footballeurs, eux les journalistes de L’Equipe ? Footballeurs, ne parlez plus aux journalistes de L’Equipe, la plupart de ces gens là vous déteste, et surtout n’achetez plus ce torchon…"
Prolétaires de tous pays, unissez-vous...

"Je me demande toujours à quoi sert un syndicat"
Ah bah tiens, on le sent venir...

"Il parait que ce syndicat (UNFP) est riche et fait beaucoup pour les footballeurs. Je demande à voir…rendez votre carte de joueur syndiqué et organisez-vous !"
Ca y est, c'est dit, un VRAI programme!!

"Pourquoi demande-t-on aux footballeurs d’être des exemples pour notre jeunesse, pourquoi devraient-ils chanter la Marseillaise, représenter la France. En tout cas Thierry Henry ne sera jamais un exemple pour mes filles."
Tryphon Ivanov peut-être ?
Ah pardon c'était un pari, il fallait placer une vanne gratuite sur un ancien partenaire.

"Pourquoi les footballeurs partent à l’étranger pour payer moins d’impôts ou ne reviennent pas pour ne pas en payer trop? Savez-vous que c’est l’argent public qui finance les centres de formation ?"
On lui dit qu'il a été à Milan ou il se fout vraiment de la gueule du monde ?

"Xavi n’est pas ballon d’or FIFA. Y’a quelque chose qui cloche. Dans un sport collectif, les sélectionneurs et les capitaines d’équipe ont récompensé un soliste."
Au secours... Enlevez-lui son livre des meilleurs extraits de Musset.

"J’aimerais savoir pourquoi l’actionnariat du club du Havre est bloqué à 7%. En gros si vous investissez 1 milliards d’euros dans ce club vous n’aurez que 7% de l’actionnariat. Bien joué Louvel! Il suffirait de changer les statuts pour que le club puisse accueillir de nouveaux investisseurs. Mais ça, les petits notables locaux ne le veulent pas, de peur de perdre la buvette du stade ou une place en loge à vie (les loges au stade Jules Deschaseaux ne sont même pas des vrais loges)!"
Alors il est vrai que le bac ES est un peu compliqué, on t'expliquera. Ensuite bah normal, on sent l'aigreur du jeune nouveau riche qui revient dans sa petite ville, persuadé qu'on va lui ouvrir toutes les portes. Vexé comme un poux et qui n'a pas encore trouvé comment blanchir son argent gagné à l'étranger, pour en gagner plus.

"Pourquoi personne n’a souligné que les états généraux ont été un vrai succès pour le foot pro?"
d'après toi, mais putain, tu lis les journaux parfois ou tu ne fais vraiment que t'astiquer dans les bars du 18è???

"Je ne comprends toujours pas à quoi sert le palette de Philippe Doucet"
Ok je te l'accorde, indigne-toi pour des vrais combats.

"Je me demande quand l’Inde, pays d’ 1,2 milliards d’habitants où les joueurs de cricket sont payés autant que Cristiano Ronaldo, va vraiment se mettre au football."
Parce que c'est faux et que c'est une autre culture, tout ça... C'est bête que tu ne combattes pas encore l'hégémonie du foot, symbole du capitalisme et de ses dérives. Tu es un vrai gue-din toi.

"Pourquoi le choix de la Russie pour la prochaine Coupe du Monde n’a choqué personne ?"
Ah ? En revanche pour toi le Qatar en 2022, c'est ok ?

"Je m’indigne Foot de gauche, et j’accuse Foot de droite."
Je pleure de honte, de tristesse, de rire, je crois que c'était l'expérience de trop de ce matin...

lundi, janvier 10, 2011

Monnet-Paquet 2.0

Suite à l'entretien de Monnet-Paquet publié sur sofoot.com, voici la version librement commentée et citée dans le Comité de vigilance médiatique du 10 janvier, rubrique "Bonus interview"


"- Ton fond d’écran ?
- Sinon j’ai pas encore mis de fond d’écran, donc c’est celui de l’ordinateur. La galaxie violette."
Footmercato a donc annoncé des discussions avancées entre Monnet-Paquet et la Fiorentina.


"- Le message de fan le plus chelou que tu aies reçu ?
- C’était un mec qui t’explique qu’il a des problèmes et si tu peux financer des choses pour lui et c’est vraiment long. Il n’avait pas fait copier-coller d’une chaîne de mails, c’était vraiment pour moi. Il avait mis « Kévin »."
Oh c’est mignon. Un vrai mail VRAIMENT adressé à kévin avec son prénom en plus…

"- Téléchargement légal ou illégal ?
- Avant je téléchargeais, mais ils ont fermé le site que j’utilisais, donc je ne télécharge plus. C’était LimeWire."
Limewire a fermé le 26 octobre 2010. « Avant », c’était à l’époque de jadis, y’a trop longtemps t’as vu..

"- T’as rempli toi-même ton Wikipédia ?
- Non quand même pas. Quand tu tapes ton nom, il y a la fiche qui sort. Mais je ne vais quand même pas aller la modifier."
Ok. Attends, laisse-nous faire, on parie que tu la changes ?

"- Quel est le dernier virus que t’as chopé ?
- Comme j’ai un Apple, j’ai pas de virus mais le dernier, c’est quand j’avais mon ancien ordi. Dès que j’ouvrais une page Internet, il y avait une pub qui s’affichait avec un espèce de bruit assourdissant. Comme si ça criait. Impossible donc d’aller sur Internet avec mon ancien ordi."
Et couper le son ?

"- T’as vu traîné les photos de Laure Manaudou ?
- Les gens te les envoient. Tu jettes un œil mais… Quand t’es connu et que tu fais un truc comme cela, il faut s’attendre à ce que ça tombe dans de mauvaises mains."
Justement tu as utilisé quelle main ?

"- Une bonne adresse porno ?
- Arrête tes conneries ! (Rires). C’est joker. Je peux pas mettre ça."
Cette réponse nous suffit.

mercredi, décembre 01, 2010

Mourinho a fait exprès de perdre…

Un article commenté qui revient sur les raisons de la défaite du Real à Barcelone et publié dans le très bon Comité de vigilance médiatique du 1er décembre 2010...

L'article est découpé pour permettre les commentaires à chaque phrase qui pose de vraies questions.

Merci sofoot.com.

Notre bienveillant lecteur The Spooner (qui veut peut être dormir en cuillère dans le dos de gros membre numéro deux…) en a fait un commentaire détaillé sur le forum. Très bon.

Chapo:
"Madrid se croyait aussi brillant que le Barça. Avant de se faire châtier comme rarement. Et si c’était ce qu’avait, en fait, recherché Mourinho ?"
AH PUTAIN MAIS C'EST BIEN SUR!!! "Comment je me suis fait avoir!" pense le lecteur.

Et c'est parti:

"Le ton est calme, posé. Presque suspect. 'Je ne suis pas du tout humilié', a déclaré José Mourinho"
De manière insidieuse, on saupoudre de doute en appelant la capacité d'analyse du lecteur : "hhhuumm moui suspect c'est le mot, je le vois maintenant ce n'est pas normal".

" 'Une équipe a joué aussi bien qu’elle le pouvait et l’autre a mal joué. Ce sont une victoire et une défaite dignes, ce qui rend tout ça facile à digérer'. Si, si, vous avez bien lu : facile à digérer. Et bien entendu, c’est là qu’on tique un peu."
Pour le con qui ne tique pas, c'est normal tu es con. Pour le lecteur intelligent, on installe la connivence du "on" entre le journaliste et lui, on l'installe confortablement dans une analyse commune, donne-moi ta main, laisse-toi guider.

"Car quiconque connaît le technicien portugais sait que le fatalisme ne fait pas partie de sa philosophie."
Oui toi le jeune qui le connais, TU SAIS que le fatalisme, c'est pas Mourinho, mais la défaite OUI. Sinon tu ne connais rien, con de jeune.

"la Maison Blanche allait se priver de Mesut Özil au profit d’un Lassana Diarra taillé dans le granit. Objectif clair de la manœuvre : muscler la récupération, mettre quelques brins au cercle des poètes disparus."
1m73 de granit, les mecs, à Madrid, on sait comment faire peur.

"Et le plus intriguant dans l’affaire, c’est que Mourinho n’a jamais semblé exhorter ses troupes à la révolte. Résigné ? Au contraire : conforté…"
Là, désolé, je n'ai rien trouvé, la seule question: mais il a pris quoi le mec ?

"Car la ficelle est trop grosse pour qu’on puisse la gober telle quelle."
Ah oui! ah oui! parfaitement!! dit le lecteur intrigué qui a compris qu'on lui a menti. Pour l'autre lecteur, celui qui dit non, la ficelle est grosse, il a tout vomi déjà.

"S’il y a un entraîneur sur la planète foot qui sait comment jouer le Barça, c’est bien Mourinho. Allez, la défaite, passe encore car après tout, on parle quand même de la meilleure équipe du monde en face. Mais une avoinée, comme ça, sans broncher ?"
Ah bon mais la meilleure équipe, ce n'est pas celle du côté obscur de Madrid finalement?parce que bon quand même, ils ont bien fait exprès de perdre, sinon je ne comprends plus rien, dit le lecteur-enquêteur-parano. On va bientôt arriver au complot judéo-maçonnique.

"Et du coup, on se demande : et si le Mou avait voulu faire une démonstration par l’absurde ? Celle qui consisterait à montrer, in situ, qu’on ne doit pas aller défier les Barcelonais talent contre talent mais bel et bien avec d’autres vertus."
Perso je me suis pisser dessus à ce moment-là.
Le lecteur dans le secret des dieux éructe: OUI avec autre chose que du talent!! mais quoi ? à part les armes, le lecteur-cartomancien ne voit pas encore.

"Évidemment, on pourrait arguer que jusqu’à ce naufrage, les Merengues évoluaient dans les mêmes sphères que le nouveau leader de la Liga. Un trompe-l’œil en vérité. Car il faut arrêter de se raconter des fables : la Liga est désormais une déclinaison par le (très) haut du championnat d’Ecosse."
Qui me trouve le lien entre la première et la dernière phrase gagne une tringle à rideaux. Sinon le lecteur-collabo est d'accord surtout avec l'effet de style des parenthèses du journaliste, il aurait même fait plus lui, avec un "(très très)", mais il n'est pas journaliste-romancier, donc il dit que c'est mieux comme cela, dans la retenu, la finesse.

"S’attendre donc à ce que le Real reste désormais dans la roue du Barça. Jusqu’à la revanche."
Ouh la pas trop vite mon grand, tu m'as bluffé par ta démonstration, j'applaudis la conclusion. C'est là que Mourinho est très fort, il a prévu de ne plus trop perdre jusqu'à la fin, comme ça hop, il repasse devant au retour, c'est ça que tu es en train de me dire???? hein???
Le lecteur, qui connaît Monrinho, qui a trouvé tout ça suspect, qui a tiqué et tout comme le journaliste, en a foutu plein son écran.

"Parce que quelque chose nous dit que si Mourinho a “sacrifié” ce game 1, c’est pour mieux préparer le retour à Bernabeu qui devrait être, lui, décisif pour le titre. Un plan à l’allemande d’une certaine manière, modèle RFA 1954."
Merci de préciser l'année du modèle allemand, parce que bon, on ne sait jamais, Mourinho est tellement imprévisible... barbarossa, schlieffen, blitzgrieg, dopage, stasi, merken, il y a le choix du plan.

"En clair : le championnat commence maintenant. Et d’ici le Superfight II (le 17 avril prochain), le mercato sera passé par là."
Là non je m'insurge!! Mais si, comme le lecteur a tout compris, Madrid pouvait gagner à Barcelone, mais c'est Mourinho qui n'a pas voulu, pourquoi aller acheter de nouveaux joueurs au mercato????
AH OUI, c'est pour que le Barça, qui est donc passé à côté d'une vraie déculottée avant-hier, se renforce au niveau du Real pour le retour. TROP FORT!

"Et surtout, au vu de l’implacable démonstration de lundi, Mourinho pourra préparer l’affaire avec un discours, aussi bien aux joueurs, qu’aux dirigeants et aux socios, qui devrait ressembler à quelque chose dans ce goût-là : “Bon, on a vu ce que ça donnait quand on voulait jouer à la baballe avec eux. Alors pour gagner, on va le jouer à ma façon”"
Et bien sur, personne n'aura l'idée de lui demander pourquoi il n'a pas utilisé déjà sa façon de jouer pour le match aller!!! tant qu'à faire c'était peut-être mieux deux victoires, non???

"Traduire : plus de chatouilles, plus de papouilles, du concret."
Merci, je suis nul en espagnol.

"Ce lundi 29 novembre, le Real a compris."
Mais il a compris quoi en fait ? L'Allemagne de 54, c'est une bonne équipe ? La Liga, c'est comme l'Ecosse ? Mourinho est un génie qui distribue des points quand il le veut ? Madrid ne peut jamais perdre, Madrid laisse gagner ? Moi je pleure, je n'ai pas compris.

"Et ce n’est pas forcément bon signe pour le Barça…"
Je laisse ces derniers mots vous hanter à jamais.

Edouard Cissé 2.0

Entretien d'Edouard Cissé commenté et publié sur le très Comité de vigilance médiatique du 25 novembre, rubrique "Bonus entretien du jour"

C'est un vrai entretien publié sur sofoot.com, le journaliste pose ses questions, Cissé a ses réponses, et après vous avez mes commentaires...


« -Une bonne adresse porno ?
-Bah facile, Youporn. C’est Youporn, non ? Un classique. »
Attends. On vérifie… (ndcvm : Wide6 est ce qu’il y a de mieux paraît-il. Les gros membres ne savent pas, Maman est partie en prison en laissant le contrôle parental…)

« -T’as déjà dragué sur internet ?
-Je vais me marier ! Plus sérieusement, pas besoin. Un message, deux trois conneries mais pas plus sur internet. C’est con à dire mais j’ai besoin de voir les gens. »
1-T’es bonne.
2-On peut se voir?
3-Cool.
Facile Edouard les trois trucs…

« -Ton mot de passe, c’est un truc simple ou une combinaison indéchiffrable ?
-De toute façon si tu veux mettre un truc compliqué, l’ordi veut pas. Donc ça pourrait être le nom de mon chien… mais c’est pas aussi simple. »
Et le nom de son chien mais pourquoi tu ne lui demandes pas le nom de son chien!!!!!

« -Tu sais ce que veut dire LOL ?
-Ouais. Lot of laughing. Ca t’étonne hein ? »
Non ça ne m’étonne pas du coup. (ndcvm : en fait LOL c’est pour Laughing Out Loud.)

« -Ton top 3 des sites que tu visites ?
-J’aime bien Hypebeast, The Sun, Marca. Et le compte Twitter d’Ashton Kutcher. »
1, 2, 3 et 4. Le compte est bon Edouard, pas de souci.

« -T’as d’autres projets 2.0 ?
-J’ai un magazine en ligne avec un pote mais tout est en anglais, je ne pense pas que ça va intéresser grand monde ici. Pour la France, il faudrait faire autre chose … »
Laisse-moi deviner. Un magazine en français? (ndcvm : quelqu’un sait quel est ce magazine en Anglais ?)

mercredi, juin 16, 2010

On vous l'aurait bien dit avant

Les spécialistes de l'Ifris (Institut du Football et des Relations Internationales Stratégiques) ont décidé de créer un groupe de réflexion pour mieux comprendre le football par la géopolitique. Explications des résultats du 15 juin:

  • Le match de la Nouvelle-Zélande n’est pas une surprise, depuis 1982 et leurs trois défaites, ils n’étaient plus considérés comme des hommes, ils y tiennent à leur premier petit point ;
  • La Slovaquie ne peut plus rien faire en football, cela fait 20 ans qu’il manque la moitié du pays dans l’équipe ;
  • La Slovaquie qui joue contre une équipe qui s’appelle les All Whites, trop de respect pour les bousculer ;
  • Le foot en Nouvelle-Zélande, c’est : plus de licenciés que le rugby, un seul club professionnel qui joue dans le championnat australien, aucun maori sur le terrain, bref, c’est un peu Calais ;
  • Dindane, seul attaquant non remplacé, Laurent Gbagbo fait déjà chauffer le treillis pour Eriksson ;
  • La Côte d’Ivoire, c’est les accords de Marcoussis, pas ceux de Clairefontaine, s’ils sont en Afrique du Sud, c’est pour le rugby ;
  • Carlos Queiroz est né au Mozambique, il ne veut se mettre son continent à dos ;
  • Portugal-Brésil en troisième match, cela sent quand même le RFA-Autriche de 1982, pas de quoi s’affoler pour le moment ;
  • Le Brésil, c’est un gros pays et en football, c’est du lourd. Ces joueurs lui ressemblent ;
  • Thierry Rolland peut faire la blague du mois après le but de Maicon : « le gardien nord-coréen Ri jaune », tu nous manques Thierry ;
  • Il ne faut pas dire Groupe de la mort aux nord-Coréens, ils le prennent au premier degré, forcément ils se battent.